• Le compositeur des émotions & Paprika Brasil

     

     

     

                                                           

     

                        

                                

     

                                                                  

                                          

                                  

                             LE COMPOSITEUR DES ÉMOTIONS

     

                    

    Parfumeur ( nez ) chez HERMÈS depuis le 7 juin 2004.

     

    JEAN-CLAUDE ELLENA  parfumeur, nouvelle icône de la Maison Hermès 24, rue du Faubourg-Saint-Honoré Paris. Jean-Claude Ellena est né à Grasse ( France ) en 1947. En 1967 il épouse Susannah irlandaise qui deviendra sa conseillère. A trente-sept ans, Jean-Claude Ellena  jeune marmiton de la parfumerie, réalisait sa première copie ( l'exercice obligé des parfumeurs débutants ) un  jus obscur mêlant orange et patchouli. Aujourd'hui il est intronisé nez en chef de l'empire HERMÈS . Ce Grassois d'origine et de coeur, né d'un père parfumeur et rompu aux secrets des alambics depuis son enfance, n'a cessé de créer pour les grands : FIRST  chez Van Cleef & Arpels, L'EAU  PARFUMÉE Bulgari en 1992  (1ère fois que l'on utilise le thé dans un parfum) DÉCLARATION chez  Cartier. Aussi pour l'Artisan Parfumeur et Frédéric Malle, pour Pierre Cardin, Christian Lacroix, Yves St-Laurent. Il y avait 150 matières premières dans First et une vingtaine seulement dans l'Eau de Bulgari. Comme chez les grands compositeurs la formule est dans sa tête : Il dicte cette formule à son assistante, qui  réalise les essais en laboratoire. Son inspiration lui vient de ses voyages, de ses rencontres, de notes griffonnées dans un carnet. Attacher son nom à cette grande maison était son rêve. En 2002, il créait pour le fameux sellier " Un jardin en Méditerrannée ",  une ode à la figue qui connaît un succès continu. A 58 ans, Jean-Claude Ellena affirme avec un sourire de contentement avoir atteint la simplicité tant prônée par son modèle, Edmond Roudnitska, le célèbre auteur de l' Eau d'Hermès. Jean-Claude Ellena a puisé son inspiration pour Terre d'Hermès auprès de l'oeuvre de Jean Giono, écrivain.

                                           

                            TERRE D'HERMÈS  BOIS-EPICÉ  2006

     


       Un nouveau masculin Hermès ancré dans la Terre.



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    En 2006, HERMÈS lance un nouveau parfum masculin au concept fortement évocateur : Terre d'Hermès.

    Elément essentiel par nature, le mot évoque beaucoup pour l'homme. Il appelle d'abord la main qui aime s'en saisir pour tester sa richesse brute, palper son âpreté minérale. Matériau fondateur à la fois fort et fragile, il parle aussi à l'homme debout, vertical. C'est un socle, la base de son épanouissement : elle assure son aplomb et construit son équilibre. Enfin, le mot parle à la planète. Celle que l'on aimerait regarder de haut, d'ailleurs, depuis les nuages. Terre. Hermès se reconnaît dans ce mot, métaphore de toutes les matières transformées par les artisans magiciens de la Maison. Terre d'Hermès est donc l'histoire d'une transformation, une traversée des éléments qui invite au voyage.


    Composée par Jean-Claude Ellena, le parfumeur Maison, la fragrance joue sur les registres boisés, frais et épicés. Au départ, la fraîcheur du pamplemousse et de l'orange pétillent aux côtés d'une note originale de pierre à fusil, façon silex. Le poivre et les baies roses viennent ensuite titiller les feuilles de géranium et de patchouli. C'est enfin l'onctuosité du bois de cèdre, du vétiver et du benjoin qui permettent au parfum de se personnaliser sur la peau de chaque homme.


    Côté design, le flacon de Terre d'Hermès est l'expression d'un luxe épuré. Ce bloc de verre massif est posé sur un H en relief sur la base, comme un pacte avec la terre d'où il tire sa force. Il est coiffé d'un bouchon au toucher tactile qui dévoile son vaporisateur d'un simple tour de main. Sur ses épaules, un miroir incrusté reflète la lumière et dévoile un liseré orange qui se détache sous le bouchon. Au sommet, le clou de selle Hermès est enchâssé dans le bouchon et signe la perfection du détail. Entre les deux, l'eau de toilette danse dans ce flacon. Une eau entre ciel et terre.


    LE  PARFUM  EST  UN   EMBASSADEUR QUI  DEVANCE

     

    LES PROPOS ET EN DIT PLUS QUE CE QUI EST PERMIS

     

    EN PAROLE .

     

    Jean-Claude Ellena

     

    Son métier ? « Compositeur de parfums » pour la maison Hermès. Jean-Claude Ellena, 58 ans, est « nez », mais il n'aime pas ce terme. « Trop réducteur. C'est avant tout une construction mentale. Je fais les mélanges dans ma tête. Je connais déjà les ingrédients et les pourcentages. J'arrive à imaginer ce que ça va donner. » La dernière fois, il avait pour toute consigne un mot : « Terre ». Dans son laboratoire planté sur une colline de Cabris, il a réfléchi au concept. « Je me suis beaucoup inspiré de Jean Giono. » En quelques mois, le compositeur écrit la bonne mélodie olfactive. Terre d'Hermès sortira en mars. Pour en arriver là, Jean-Claude Ellena a roulé sa bosse de Genève à New York en passant par Paris. Aujourd'hui, son nom est une référence. Une jolie revanche pour ce mauvais élève qui a quitté l'école à 17 ans. Mais la réputation n'empêche pas la remise en question. « C'est chaque fois une nouvelle aventure et je repars de zéro. Souvent, je me dis que je ne sais rien », avoue-t-il d'une voix douce. Comme si les 80 parfums qu'il a signés ne comptaient plus. Il acquiesce. « Après, ils m'échappent, comme un enfant qui grandit. »

     

                              

                

                              

                                                         


     

     

     

     

                                                   

     

                

                                POUR JEAN-CLAUDE ELLENA :

     

                          DONNER DU PLAISIR    

     

        

                                      

     

                                            LA MAISON HERMÈS DEPUIS  1837

     

     

                             MAISON  HERMÈS  PARIS

     

     

    JEAN-CLAUDE ELLENA a étudié avec Chiris à Grasse. Il a commencé en faisant de la distillation de fleurs. Mme de Dolan docteur en chimie lui communiqua sa passion pour le métier de parfumeur. Sa première création fut l'Eau de Campagne de Sisley (Givaudan). Cette senteur évoque la Normandie avec son odeur de pommes. Dans les années 70-80 il souhaitait des formules simples n'utilisant que 60 composants. Sa palette olfactive compte 250 corps odorants. On compte 246 magasins Hermès. Hermès est à Montréal chez Holt Renfrew depuis 2002. " Le parfum doit retrouver le chemin du corps ".Pour Jean-Claude Ellena, parfumeur de la maison Hermès, le geste précède l'acte de se parfumer. Avant de sentir, il y a la main qui touche le parfum. Nous avons perdu ce contact physique. Les vaporisateurs rois (70 % des ventes mondiales) offrent un contact distancié, auréolant plus pour les autres que pour soi. Ce geste est récent, il date des années 1970;  avant les femmes se parfumaient au cabochon, un cérémonial intime, ultraféminin, qu'elles effectuaient seules, chez elles, en dehors des regards. La vaporisation est née de la vague hygiéniste américaine, notamment de l'utilisation massive des déodorants. Elle obéit à un courant puritain. " Il ne faut pas que je me touche ".

     

     

                       


     

     

                                                           

     

     

     

                                               Jean-claude ellena             

     

     

     

                                                      

     

                                                     PAPRIKA BRASIL

     

    Jean-Claude Ellena, parfumeur de la Maison Hermès, passe la nature au filtre de son inspiration avec passion, fantaisie et liberté. Il imagine de sublimes fragrances avec sa sensibilité d'artiste pour la collection Hermessence.

     

    La toute dernière Paprika Brasil est née d'un mot et d'une image, le "bois de braise", départ du feu de la création... de la brûlure au piment qui met le feu au bois, attisé par les épices et le girofle. Le souffle poudré d'une fleur et une verdeur crue de feuilles, apaisent le brasier. La chaleur est maîtrisée par les notes aqueuses du réséda.

     

                                            

     

                                                                              RESEDA

     


    Luxe extrême, le flacon est gainé de cuir piqué sellier, du veau Chamonix rouge garance au grain de peau aussi lisse que celui d'un piment.

     

    Les notes : piment, épices, clou de girofle, bois brésiliens, feuilles vertes, reseda. Paprika Brasil Collection Hermessence Hermès, pour elle et lui, 350 € le vaporisateur 100 ml et fourreau cuir. Disponible en exclusivité dans une sélection de magasins Hermès, dès le mois de Septembre 2006.

     

                    


     

     

     

                                                                         

                                                                Le parfum           

     

                                                      NOUVEAU LIVRE DE POCHE

     

                                          

     

     

    Parfumeur de la maison Hermès, JEAN-CLAUDE ELLENA est déjà le papa d'Un jardin sur le Nil, First (Van Cleef & Arpels), L'Eau parfumée au thé vert (Bulgari) et Déclaration (Cartier). Installé dans la région de Grasse, il aime se retrouver parmi les fragrances de son enfance. Il nous livre les secrets de sa passion intense dans un savoureux « Que sais-je ? » sur le parfum. Voyageur dans l'âme, cet homme raffiné, aux sens éveillés, soutient qu'il « faut prendre du plaisir pour émouvoir... »

    Vous vous définissez comme...

    Un écrivain de parfums, qui trouve son inspiration dans les odeurs. Le terme « nez » est trop réducteur, car il ne s'agit que d'un outil de contrôle par rapport au travail intellectuel.

    Quelle histoire nous racontez-vous dans Kelly Calèche ?
    J'aime que le nom et le parfum entrent en résonance... Le cuir étant précieux chez Hermès, j'ai pu visiter les caves à cuir de la maison. Ce lieu, tenu secret, contient des centaines de peaux de crocodiles, de taureaux ou d'agneaux, déclinées en plein de couleurs. Cela m'a donné envie de recomposer leur touché ciré et doux comme une caresse. Il émane d'elles des odeurs de fleurs : mimosa, tubéreuse, iris, narcisse.

    Qu'est-ce que « la poésie du souvenir » ?
    Le parfum peut être un poème. Ce concentré d'émotions dit beaucoup de choses avec peu de moyens.

    De quoi votre mémoire olfactive est-elle composée ?
    De ma vie, de ma naissance à aujourd'hui. Que ce soit le premier biberon, un verre de vin ou ma dernière création, tout me procure une sensation. Parallèlement à ma vie émotionnelle, il y a le vocabulaire acquis. Les molécules odorantes représentent les mots que je connais par cœur. C'est en créant des ponts entre eux que j'invente des senteurs.

    Le parfum de votre enfance ?
    Celui du vieux placard où j'allais chiper des biscuits quand j'avais 4 ans. Ado, je cueillais du jasmin avec ma grand-mère. L'environnement grassois est très féminin. J'ai été imprégné par plein de détails, comme la transpiration érotique de celles qui travaillent dans les champs.

    D'où vient votre vocation ?
    Elle n'est pas due au hasard. Né à Grasse, j'ai baigné dans une famille de parfumeurs. A 16 ans, j'étais si mauvais élève que je suis devenu ouvrier dans une parfumerie. Cela m'a permis d'être dans le concret. Ce métier a construit l'homme que je suis. C'est pour ça que je suis si redevable à cette passion.

    Que mettez-vous de vous dans vos créations ?
    Ceux qui me connaissent, reconnaissent l'homme dans mes créations légères et présentes. De nature discrète, je suis plus dans l'écoute que dans la parole. Aux parfums bruyants et imposants, je préfère la subtilité et l'harmonie. Ma patte se situe dans la concision des matériaux.

    Quelle émotion aimeriez-vous susciter ?
    Le sourire. Un artiste crée avec ses sentiments, mais il doit pouvoir s'en dégager, sinon il est aveuglé. Il s'agit d'un « ballet » entre affects, raison et technique.

    Le parfum que vous portez.
    Etant perpétuellement en état de création, je ne me parfume pas car, cela pourrait brouiller ma perception des choses. J'ai toujours le nez en alerte, même la nuit (rires). Rien n'est jamais abouti, tout est à recommencer...

    Un grand parfumeur est...
    Quelqu'un qui crée avec sincérité et qui dépasse les notions de produit. J'aime la satisfaction toute simple du travail bien fait.

    Si le parfum est révélateur d'une époque, quelle est l'odeur de la nôtre ?
    Celle de l'hygiène. J'aime les odeurs humaines, mais elles ont tendance à nous effrayer. On tente de les camoufler par des muscs de synthèse, que je préfère éviter. Aujourd'hui, on est dans le consensuel et le manque de relief. Aussi privilégie-t-on les odeurs qui nous aident à nous fondre dans la masse.

    Le classique que vous admirez le plus ?
    L'Eau d'Hermès, il faut être un nez pour capter toute l'affinité et la complexité de son odeur.

    Que représente Hermès pour vous ?
    Le respect de la tradition, de l'innovation et des matières. Cette maison de luxe nous donne le temps de créer. Cet espace de liberté est rare dans la création française. Entre directeurs artistiques, nous aimons parler littérature, art, ciné.

    Qui est votre réalisateur favori ?
    Woody Allen, pour son univers personnel, son humour, sa force et sa présence. Comme ses bandes sons privilégient le jazz, je me retrouve bien dans l'ambiance qui émane de ses films.

    Vos musiques préférées ?
    La musique constitue un lieu d'évasion. Eclectiques, mes goûts vont du jazz, en passant par Mozart, Brahms, Ravel et Debussy.

    Quelles sont vos lectures ?
    J'apprécie la philosophie, la sociologie et la psychologie. Boris Cyrulnik et Henri Laborit m'ont beaucoup aidé à comprendre l'humain et à faire des parfums. A travers ce métier, je peux mieux saisir l'être humain.

    Peut-on se vêtir d'un parfum ?
    On peut jouer de diverses manières. Soit on le considère comme une parure (ex. Chanel n° 5), soit on revêt une carapace pour se protéger d'autrui (ex. Opium). Moi, je le conçois plutôt comme un détail qui fait toute la différence.

    Votre garde-robe est...
    Plutôt classique. N'étant pas branché costume ni cravate, j'opte pour une veste et un pantalon. J'aime les défilés, car ils exaltent un magnifique moyen d'expression.

    En tant que « pilleur et maraudeur d'odeurs », que volez-vous ?
    Je récupère tout ce qui est dans l'air, car j'ai toujours le nez aux aguets. Les odeurs qui me plaisent sont inscrites dans le carnet que j'ai sur moi. Libre à moi de m'en inspirer ou pas.

    L'odeur que vous aimez.
    La truffe noire.

    Celle que vous détestez.
    Les crottes de chien, à Paris.

    Et celle que vous auriez aimé avoir inventée ?
    Chaque parfum est une recréation, un rêve qui s'exprime...

    Si « le parfum est un voyage », quel pays est le plus chargé de senteurs ?
    L'Italie. J'aime son histoire, son art et ses odeurs de cuisine et de fleurs. Toutes ses régions m'émerveillent de façon visuelle et olfactive.

    Si vous étiez une fleur ?
    Le jasmin de mon enfance.

    Une épice.
    La cardamome parce que c'est une épice froide et spontanée.

    Une œuvre d'art.
    Les aquarelles de Cézanne et les peintures de Turner.

    Le premier geste au réveil ?
    Eteindre le réveil (rires) !

    Votre petit plaisir ?
    Le chocolat noir, ultra amer.

    Un grand plaisir.
    Une belle table dans un restaurant étoilé. J'accorde beaucoup d'importance à l'esthétique de la table.

    Le vin qui vous enivre ?
    Le Chateauneuf du Pape Perrin Blanc est une merveille. Tilleul, rose, noisette, châtaignier, sa palette de goûts et d'odeurs est exquise.

    Qu'y a-t-il de plus masculin en vous ?
    Un côté fonceur. Tel un char d'assaut, je suis volontaire et persévérant.

    Et de féminin ?
    L'écoute et le besoin de séduction.

    Qu'est-ce qui vous fait déchanter ?
    Les conflits humains.

    Qu'est-ce qui vous enchante ?
    Mes petits-enfants, que je vois grandir avec plaisir. Je suis fasciné par la vitesse à laquelle ils apprennent le monde.

    Votre plus grand rêve.
    Je suis en plein dans le rêve que je me suis construit. A 60 ans, j'espère qu'il me reste encore de belles années pour rêver...

    Propos recueillis par Kerenn Elkaïm

     

     

                        




     


  • Commentaires

    1
    marie de mazan
    Jeudi 23 Mars 2006 à 01:22
    je suis ravie, de voir un article consacré à ce grand parfumeur que je viens de découvrir grâce à la télévision française ces jours-ci. J'ai aimé First, Bulgari. Hermès a bien choisi son composteur qui sait si bien chanter les senteurs de Giono.
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